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 Pêche à la mouche sur le Rio Gallegos, Patagonie, Argentine (Photo Hugh Curry)
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Vous parlez souvent des soies haut de gamme, mais je trouve leur prix trop élevé. Que pensez-vous des soies qui ne coûtent pas cher, pour ceux qui n’ont qu’un petit budget ?
Xavier L.
Quand on se met à la pêche à la mouche, surtout quand on a déjà pratiqué une autre pêche, ce qui est souvent le cas en France, on est souvent horrifié par le prix de la soie à mouche : c’est exorbitant. En fait, si l’on trouve que la soie à mouche coûte trop cher, c’est parce que l’on fait une confusion entre le nylon dont on a l’habitude de remplir son moulinet à lancer, et la soie à mouche, cette ligne spéciale dont on ne comprend pas bien l’utilité, et qui ne mesure qu’entre 20 et 30 mètres la plupart du temps. Rendez-vous compte : payer 100 euros et plus pour à peine 30 mètres de fil ! Ne vous inquiétez pas, je suis passé par là, je sais ce que c’est.
Le rôle de la soie à mouche
La soie à mouche n’a pas le même rôle que le nylon dont on remplit un moulinet à lancer.
Si l’on devait comparer le nylon du moulinet pour la pêche au lancer à quelque chose sur le moulinet pour la pêche à la mouche, ce serait le backing. Le backing, c’est cette réserve de fil que l’on met en arrière de la soie, qui sert tout autant à remplir le moulinet, que de sécurité quand on se trouve aux prises avec un poisson puissant et combatif qui décide de prendre le large : sans backing, c’est la casse assurée. Et pourtant certains n’en mettent pas… Il ne faut surtout pas mettre un simple nylon de pêche au lancer en guise de backing sur un moulinet mouche. Pourquoi ? Parce que le nylon a bien trop de mémoire. Il faut utiliser soit du dacron, soit de la tresse (Loop Tecbraid).
Bien sûr, dans la pêche au lancer, le nylon joue plus qu’un rôle de réserve de fil. Tout ceux qui pêchent au lancer savent bien que certains nylons glissent mieux que d’autres, qu’ils sont plus ou moins raides, plus ou moins solides à diamètre égal, etc. Dans la pêche au lancer, le nylon sert à lancer, à sentir le leurre travailler, à détecter les touches, à ferrer et à ramener le poisson. Le choix du nylon est alors un compromis. Mais ce qui permet avant tout de lancer, c’est le poids du leurre. C’est d’ailleurs en fonction de lui que l’on choisit à la fois son nylon et sa canne à lancer.
Avez-vous déjà pesé une mouche ? Comment voulez-vous qu’un tel leurre puisse entraîner la ligne ? Surtout si, en plus, la mouche est fournie en plume. C’est impossible. Alors au lieu que ce soit la mouche qui entraîne la ligne, c’est la ligne qui doit entraîner la mouche, ligne que l'on appelle soie. C’est dans la soie qui l’on retrouve le poids à lancer. Mais la soie, ce n’est pas simplement un poids à lancer. Sinon, on la remplacerait par un plomb. C’est d’ailleurs ce que font certains pêcheurs à l’ultra léger. Pourquoi s’embêter dès lors avec un équipement mouche ? Essayez de pêcher à la mouche sèche… Il faut que la mouche flotte : vous faites comment ? Une bulle d’eau, voilà la solution. Oui, mais question discrétion, vous repasserez.
La soie à mouche représente donc le poids à lancer. Mais pas seulement. Dans certains cas, on vient de le voir, il faut aussi qu’elle flotte. Dans d’autres, il faut qu’elle coule pour entraîner la mouche sous l’eau. Un plomb ? Oui, bien sûr, mais c’est moins discret et l’on contrôle moins bien la vitesse de plongée et la nage de la mouche. Quel que soit son poids, le plomb restera ridiculement léger pour un pêcheur au lancer, mais sera très sensible quand on pêche à la mouche. C’est pourquoi la vraie solution reste la soie plongeante. Un petit plomb pincé en tête de la mouche peut toutefois affecter de façon efficace la nage de certaines mouches noyées.
La soie permet au pêcheur à la mouche de lancer. Sa glisse est donc un élément très important. Certaines soies glissent mieux que d’autres, elles permettent donc de lancer plus facilement plus loin.
Ce n’est pas tout. La soie doit aussi amener la mouche là où l’on veut, avec le plus de précision et de discrétion possible. Bien sûr, le bas de ligne a également un rôle très important à jouer et vient compléter la soie. Mais le profil de la soie est fondamental. Un bon profil va considérablement faciliter le lancer. Le running line, partie arrière de la soie, joue lui aussi un rôle très important. Plus il sera fin, plus il passera facilement dans les anneaux de la canne lors du shoot final, et aidera considérablement à lancer plus loin.
Tout comme le nylon, la soie peut avoir plus ou moins de mémoire. Dans la pêche à la mouche, la mémoire de la ligne est une franche nuisance. Elle est source de perruques lorsqu’on lance. Elle freine la soie quand on shoote. Elle est source de retard au ferrage quand une fois sur l’eau elle se met à serpenter : c’est surtout un problème, visible, quand on pêche en réservoir.
Comme vous pouvez maintenant vous en rendre compte, la soie à mouche n’est pas qu’un simple bout de fil : c’est un élément fondamental de la pêche à la mouche.
Ce que je pense des soies qui ne coûtent pas cher
Alors, quand vous me demandez ce que je pense des soies qui ne coûtent pas cher, ma réponse est simple : elles coûtent trop cher. En effet, une soie qui ne vaut rien ne devrait rien coûter du tout. Or, ce n’est pas le cas. Le peu d’argent qui lui est consacré est de l’argent perdu.
Bien sûr, certaines soies premier prix sont dénommées par ceux qui les vendent “soie d’initiation”. Qu’entend-t-on par là ? S’il s’agit d’une soie qui permet réellement de s’initier à la pêche à la mouche, qui facilite l’apprentissage du lancer, alors là, je veux bien. Mais combien de ces soies ont réellement été pensées et conçues pour faciliter les débuts d’un pêcheur à la mouche. Allons, soyons sérieux. Si ces soies ont été baptisées de la sorte, c’est pour dissuader le pêcheur ayant passé le cap de l’initiation, d’en acheter. C’est pour dire “attention, n’espérez pas grand-chose de moi”. C’est une mise en garde. C’est vrai que sur l’emballage ou dans un catalogue, ça fait mieux de marquer “soie d’initiation” que “mauvaise soie” : c’est plus valorisant, plus vendeur. Et puis ça donne peut-être bonne conscience à ceux qui la proposent : ils font un geste envers les débutants, en leur donnant l’impression qu’ils vont acquérir la bonne soie pour apprendre à lancer, sans que ça leur coûte cher. Il y a même des magasins qui ne proposent que ça, une façon peur eux, peut-être, de faire du social, de faire preuve de solidarité envers les plus démunis…
Et la soie Loop Adventure alors ?
Vous me direz que chez Loop, il y a aussi une soie de ce type : la soie Loop Adventure. Que vaut-elle vraiment ? Je dirai que si ce n’est pas la soie que j’utilise, ce n’est pas non plus une soie handicapante comme j’en ai trop vu. Cela dit, je ne passerai pas ma vie à vous en faire l’article. Disons que Loop avait besoin d’une soie qui fonctionne et qui ne soit pas chère.
Une soie pas chère, parce qu’il y a un marché. Peut-être aussi parce que pour qu’une soie haut de gamme soit reconnue comme telle, il faut une soie moins chère dans la gamme.
Une soie qui fonctionne parce que pour Loop, spécialiste de la pêche à la mouche, un nouveau pêcheur à la mouche est quelqu’un de précieux, un futur client potentiel qu’il faut choyer car, s’il abandonne la pêche à la mouche faute d’arriver rapidement à lancer, ça sera un client de perdu. Parce que Loop n’aura rien d’autre à lui vendre : pas de flotteur, pas d’amorce, pas de cuiller, pas de chaussures de sport ni de boîte de conserve… La mouche, rien que la mouche.
Alors, la soie Loop Adventure ? Disons que quand on la met sur une canne à mouche et qu’on l’essaie, ça marche. C’est une soie douce, qui fonctionne très bien, qui fait ce qu’on lui demande, pas de problème. Elle mesure 22 mètres, ce qui est quelques mètres de moins que la moyenne (25 à 27 mètres). Cela dit, quand on débute, le problème n’est pas de lancer à 25 mètres et plus, mais d’atteindre et dépasser 15 mètres. Alors, quand on débute, que la soie soit plus longue ou plus courte ne change rien : on n’arrivera de toute façon pas à en voir la fin.
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 Thierry Willems et une truite de mer du Rio Gallegos, Patagonie, Argentine
(Photo Hugh Curry)
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La soie Loop Multi ?
Mais quand on sait lancer, et qu’après avoir essayé une canne avec la soie Loop Adventure, on lui met par exemple une soie Loop Multi, c’est le jour et la nuit. La soie Loop Multi est beaucoup plus rapide et elle glisse nettement mieux. Entre les deux soies, il y a bien entendu une différence de prix. Toutefois, quand on les essaie, on se rend bien compte qu’il n’y a pas qu’une différence de prix, mais une vraie différence entre les deux soies.
Je ne sais pas si une soie Loop Adventure peut mieux aider un débutant à apprendre à lancer que s’il passait tout de suite à la soie Loop Multi. Etant plus lente, il est possible qu’elle lui apprenne à modérer son impatience si caractéristique des débutants. Comme me disait Göran Andersson, celui qui a mis au point nombre de cannes, soies et bas de ligne Loop, “l’ennemi du pêcheur à la mouche, c’est la vitesse”. En effet, quand on va lentement, on a le temps de penser, de comprendre ce qui se passe, et d’agir en conséquence. Les débutants ont tendance à être trop rapides, à ne pas laisser le temps à la soie de bien se déployer en arrière avant de relancer en avant. S’ils prenaient leur temps, ils auraient le temps de réfléchir et de comprendre que pour lancer à la mouche, c’est somme toute très simple : il suffit que la soie soit tendue pour qu’elle fasse plier la canne. Bien sûr, ceux qui courent après les cannes ultra rapides, à action de pointe très marquée, qui ne plient presque pas, n’en ont pas tous conscience. Sans doute ont-ils été déçus par des cannes molles qui pliaient trop, mais à… petit prix. Ils ne savent pas à côté de quoi ils passent. Car si pour lancer en coup droit, leurs cannes peuvent faire l’affaire, en rouler elles ne valent pas un coup de cidre, comme on dit en Normandie. Et comme qui peut le plus peut le moins… Mais je m’égare.
Et les soies Loop Opti dans tout ça ?
Elles coûtent plus cher que la Multi, elles doivent donc être encore mieux ? Ce n’est pas comme ça que j’aborderai la question. Entre la Multi et les Opti Stream et Opti Stillwater, la différence tient au profil, pas à la qualité de la soie. La qualité de fabrication, c’est la même. Ce qui change c'est que le profil des soies Opti Stream et Opti Stillwater a été Opti-misé pour la rivière (Stream) ou pour le réservoir (Stillwater).
J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur la question et de nuancer cette catégorisation des soies. Car l’Opti Stillwater est aussi une super soie pour pêcher en sèche partout où l’on a la place de lancer, tant le poser de cette soie est doux et délicat. Comme me l’a fait remarquer un pêcheur, avec une Opti Stillwater, il est quasiment impossible de plaquer. Mais ce n’est pas une soie rapide. Et quand on doit lancer loin, on n’a pas l’impression de lancer très loin : normal, cette soie fait 30 mètres, soit 3 mètres de plus que l’Opti Stream et que la Multi. Les trois derniers mètres, tout le monde le sait, ça compte… Ce sont les plus difficiles à sortir.
Inversement, la soie Loop Opti Stream a été conçue pour pêcher dans des endroits encombrés, où l’on a besoin de charger rapidement la canne, tout en permettant d’allonger le tir facilement grâce à un running line très fin qui facilite la glisse lors du shoot final. Ce qui n’empêche pas certains de s’en servir en réservoir, et d’autres pour pêcher le saumon ou la truite de mer en noyée.
La soie Loop Multi est donc une soie tout aussi haut de gamme. Elle est simplement d’utilisation plus généraliste, moins spécialisée, plus passe-partout. Ce qui a influé sans doute aussi sur son prix : il s’en vend plus. C’est la raison pour laquelle je la recommande sans réserve.
Et les soies sans nom ?
J’ai vu, en Grande-Bretagne, des soies vendues sans nom, dans un sachet plastique, pour l’équivalent de quelques euros seulement. Que valent-elles ? Je ne me faisais pas trop d’illusions à leur sujet jusqu’au jour où je suis tombé sur la source. Ce n’est pas très difficile, les fabricants de soies à mouche ne sont pas légion. Ce fabricant, dont je ne veux pas citer le nom, est le fabricant des soies les plus ordinaires qu’on puisse trouver. Plutôt que de mettre à la poubelle les soies qui présentent un défaut, ou plusieurs, il les vend en vrac. Parfois, m’a-t-il dit, on peut avoir de la chance et tomber sur une soie qui n’a qu’un défaut mineur, ou un défaut au bout de la soie, côté backing. On réalise alors une bonne affaire, si tant est que ses soies puissent être une bonne affaire. Parfois, le problème est plus sérieux, mais qui va se plaindre d’une soie achetée 5 à 10 euros ?
Vous savez, un produit qui n’a pas de nom cache souvent quelque chose : c’est peut-être pour ça que personne n’a voulu mettre son nom dessus.
Et les soies d'enseigne ?
D’autres soies sont vendues au nom de l’enseigne d'un magasin, ou du revendeur distributeur. Que valent-elles ?
Si ces soies sont mises au point par quelqu’un de très compétent et réalisées par un très grand fabricant, alors elles peuvent être très bonnes. C’est le cas de Loop, par exemple.
Très souvent, bien sûr, le magasin ou revendeur n’a pas la compétence pour concevoir un profil de soie. Il se contente alors d’acheter des soies et de les mettre, ou de les faire mettre, dans un emballage personnalisé. Tout au plus peut-il choisir la qualité et la couleur du revêtement. Il est rare de trouver de bonnes soies dans ces soies. Pourquoi ? Parce que si le fabricant est sérieux, il va se réserver le meilleur de sa production pour lui-même, pour sa propre marque, sur laquelle il a plus de marge bénéficiaire, plutôt que de le vendre à une sous-marque qui risque un jour de le concurrencer.
Et c’est d’ailleurs parce que Loop conçoit lui-même ses profils de soie et ne veut pas acheter des profils existants, que Loop a accès au plus haut de gamme du fabricant, lequel lui fabrique ensuite les soies comme Loop les veut. C’est très différent.
Par ailleurs, ce qui m’ennuie avec ces soies vendues au nom d’une enseigne de magasin, c’est qu’il n’est pas possible de savoir ce qu’on achète avant d’avoir essayé. Et que même si l’on est satisfait du produit, il n’est pas certain que ce soit le même produit que l’on retrouvera la prochaine fois sous l’emballage.
Souvent, il est possible de se faire une idée d’un produit en fonction du prix auquel il est vendu. En principe, un produit vendu plus cher est censé être meilleur qu’un autre vendu moins cher. D’accord, c’est très subjectif et ce n’est pas toujours le cas. Mais c’est en principe le cas lorsqu’on compare des produits faisant partie de la gamme d'une grande marque. On peut supposer, en effet, que les grandes marques ne vont pas s’amuser à faire l’inverse, sachant que les utilisateurs vont finir par comparer et par parler. En revanche, quand une soie n’a pas de marque ou est à l’enseigne du magasin, non seulement on ne sait pas qui est le fabricant qui est derrière la soie, mais on ne sait pas non plus à quoi correspond la soie dans la gamme du fabricant. Par ailleurs, comme la “marque” de soie n’est pas vendue ailleurs, il est impossible de comparer son prix et de savoir si elle est vendue à son prix normal. On peut d'ailleurs se demander pourquoi le revendeur a tellement tenu à avoir une soie vendue sous un nom que l’on ne retrouvera nulle part ailleurs. Pour la vendre moins cher ? Ah, ça m’étonnerait.
Oui, mais et les gens qui ont un petit budget ?
Eh bien, je leur conseillerai d’économiser plutôt sur la canne que sur la soie. C’est sûr, en disant cela, je vais à contre-courant. Je ne saurais pas dire combien j’ai vu de pêcheurs arpentant les berges avec une canne à mouche de plus de 600 euros et une soie plus qu’ordinaire, quand elle n’était pas craquelée jusqu’à l’âme. Jusqu’au plus grand fabricant américain de cannes à mouche, qui, me voyant à la peine avec son tout dernier modèle plus haut de gamme que haut de gamme, me demanda quand même ce que je pensais de sa canne. “Je ne sais pas, je n’arrive pas bien à sortir la soie, je ne sens pas la soie tirer, je n’arrive pas à bien faire glisser la soie…” “Oh !” me dit-il en secouant la tête, “Ne faites pas attention à la soie ! C’est une vieille soie, je ne sais plus très bien ce que c’est, je ne suis même pas sûr de son numéro. Non, dites-moi plutôt ce que vous pensez de la canne…” “Excusez-moi” lui répondis-je en lui repassant la canne, “mais, pour moi, la meilleure des cannes ne vaut pas mieux que la plus mauvaise si elle n’est pas équipée de la soie qui va avec.” Et je l’ai laissé à ses méditations.
La soie, c’est fondamental. Si je devais donner un conseil à tous ceux qui n’y arrivent pas, ou mal, et qui envisagent de se ruiner dans une nouvelle canne à mouche, ça serait de commencer par acheter une bonne soie, et de voir comment ils s’en sortent alors. Une bonne soie, comme la Loop Multi, coûte à peu près le prix d’une canne bas de gamme. Ce n’est pas si ruineux que ça. Et si ça ne va toujours pas, c’est que la canne a vraiment un problème. C'est alors simple : si la soie achetée est une Loop Multi WF5, il ne reste plus qu’à acheter une canne Loop Adventure G3 pour soie de 5, et là je vous garantis que ça marche. Vous aurez au total dépensé bien moins de 300 euros, soit une fraction de ce que vous aurait coûté une canne haut de gamme… sans la soie.
Je préfère, et de loin, pêcher avec une canne Loop Adventure G3 équipée d’une soie Loop Multi, qu’avec une canne Loop Opti, ou toute autre canne très haut de gamme, équipée d’une “soie d’initiation”. Ce qui ne veut pas dire qu’une canne haut de gamme n’est pas mieux qu’une canne premier prix. Mais si la soie est bonne, à moins de tomber sur le vrai nanar en canne à mouche, il doit être possible de s’en sortir. L’inverse n’est pas vrai.
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Klaus Frimor, un des meilleurs lanceurs au monde Rio Gallegos, Patagonie, Argentine.
(Photo Thierry Willems)
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